Les travailleurs locaux de la mine de Bissa Gold au Burkina Faso : precarité ou securité ?
Tongnoma Zongo  1@  
1 : Université de Ouagadougou

Pendant ces dernières années l'or par le biais de la forte exploitation industrielle et artisanale, est devenu le poumon de l'économie Burkinabé. En effet l'or est devenu le premier produit d'exportation du pays depuis 2009. Du même coup l'activité d'une mine industrielle est considérée comme pourvoyeur d'emploi à l'échelle locale. Or la fréquence d'emploi se situe lors de la phase d'installation. Dans la province du Bam du Burkina Faso, la mine de Bissa Gold n'a pas dérobé à cette règle. Le calendrier de ce cycle minier est marqué au début par un fort taux d'emploi au niveau de la main d'œuvre locale. Cette phase terminée, s'en suit les licenciements et le passage des travaux journaliers pour la plupart des habitants du Bam travaillant dans la mine. C'est le début du désenchantement de ces habitants qui ne s'attendaient pas à ce que cela soit aussi bref. L'illusion d'avoir un emploi avec un contrat bien signé dans la mine de Bissa Gold s'est très vite envolé. Seules des personnes qualifiées ont un contrat. Cette situation amène la population des villages impactés du Bam à démystifier la mine qui suscite tous les espoirs d'un lendemain meilleur. A partir des données collectées sur le terrain entre 2016 et 2017 auprès des chefs de ménages, des élus locaux, les agents de la sécurité, le responsable des eaux et forêts, le responsable agricole, les comités villageoise de développement (CVD), quelques anciens travailleurs de la mine et sur la base d'une méthode pragmatique d'enquête, cette communication a pour rôle d'identifier et analyser les causes de ce retournement de situation vis-à-vis de la population locale, ainsi que les conséquences qui en découlent sur la poursuite des activités de la mine.


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